Le bateau

Felipe Gomez

Poeta recién llegado
Le bateau,

Il nous fait flotter légèrement,
on peut le sentir si fort qu'on croirait ne pas en survivre.
C'est dommage que l'amour ne puisse pas briser toutes les banquises qui apparaîtront devant nous,
il y aura quelquepart un banc de sable capable d'arreter son elan.
Tu feuilletteras les romains les plus émouvants pour penser que nos angoisses,
nos doutes et nos différences vont s'évanouire
quand l'amour est arrivé dans notre port.
Cependant, des fois, le corps ou l'esprit nous montrera que les banquises
et les bancs de sable existent pour de vrai.
Et le jour viendra quand, les larmes aux yeux,
tu devras couper une par une les amarres qui attachent ton voilier à mon quai.
Il partira à la dérive jusqu'à ce que le vent le fasse disparaître derrière l'horizon.
Mais un jour tu découvriras un nouveau monde
dans le regard d’une créature qui sera le fruit de ton voyage.
Et quand elle tiendra ton doigt avec ces petites mains,
tu sauras que ces nouvelles amarres ne pourront jamais être rompues.

bon vent Celine!

Felipe, Hershey, Abril 1999.
 

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